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FAUNE ENDEMIQUE TRES PARTICULIERE

Madagascar abrite beaucoup d’espèces animales qui ne se trouvent nulle part ailleurs : 99,6 % de ses amphibiens, 96 % de ses reptiles, 92 % de ses mammifères, 59 % des poissons d’eau douce. Enigmatiques, ces animaux présentent surtout des caractères archaïques et primitifs qui font que Madagascar soit un meilleur endroit pour observer et étudier l’évolution. Le nombre des nouvelles espèces décrites par les scientifiques ne cessent d’augmenter chaque année.

Les lémuriens : symboles de Madagascar

Tous les lémuriens actuels sont originaires de Madagascar. Ils sont des primates primitifs. Si plus de 14 espèces comme les lémuriens géants à mouvements lents (Megaladapis) connus par les ossements fossilisés exposés dans les musées sont déjà éteintes dans le passé, le pays en compte pas moins d’une centaine reparties dans les différents types de forêts de l’île actuellement.

Parmi les plus connus des lémuriens, il y a le maki identifiable à sa queue rayée, le propithèque (Sifaka) ou lémurien danseur du fait qu’il a l’air de danser la valse avec une partenaire imaginaire quand il se déplace de côté par terre. Les cris de communication de l’indri, le plus grand lémurien actuel, peuvent s’entendre à 2 km alentour. Les lépilémurs ou lémuriens sportifs sont nocturnes mais souvent visibles, la tête dehors dans les creux des arbres où ils nichent, le jour à la recherche de fraîcheur. Le aye aye, plus bizarre de tous, réunit morphologiquement chez lui tout seul plusieurs animaux : les gros yeux de  la chouette, les oreilles attentives du chat, le pelage touffu du renard, les incisives en pousses continues du lièvre pour ouvrir les noix de coco ou les troncs d’arbre, le doigt médian long et filiforme lui servant de fourchette pour extirper les larves de leur trou.

  


D’autres mammifères endémiques et primitifs

Le fosa (lire fousse) est un carnivore ressemblant de près au puma roux (félidé) bas sur les pattes avec ses griffes semi-rétractiles et ses ronronnements pourtant il est de la famille des civettes (vivéridés) : museau plus allongé, queue longue cachant les parties anales.

Les tenrecs (Tenrecidés), insectivores malagasy sont plus primitifs que les hérissons (Erinacéidés). La femelle du grand tenrec arrive à avoir jusqu’à une trentaine de petits en une seule portée. Pouvant atteindre 2 kg, le grand tenrec est recherché pour sa viande.  Le tenrec hémicentète (sora) utilise plus son odorat et les cliquetis (ultrasons) des épines de sa tête que ses yeux minuscules pour se repérer quand il chasse les vers et les escargots.

Même quelques espèces de chauves souris sont endémiques. Parmi les rongeurs, le rat sauteur géant vit dans la forêt sèche au nord de Morondava dans l’ouest du pays.   

Peu d’oiseaux mais beaucoup d’espèces typiques

Par rapport à l’Afrique qui a plus de 1 000 espèces, Madagascar ne compte que 285 espèces d’oiseaux. Par contre, pas moins de 50 % y sont inféodées. L’aigle serpentaire, le pygargue ou aigle pêcheur de Madagascar, le filigule ou milouin de l’Alaotra, le râle d’Olivier, les rolliers terrestres sont menacés de disparition et inquiètent les spécialistes. Certains oiseaux sont très localisés. D’autres présentent des caractères archaïques. Comme le cas des pinsons de Darwin à l’Equateur, les vanga de Madagascar actuels  avec leurs formes de becs différents seraient issus d’un ancêtre commun. Leurs becs se sont adaptés à leurs façons de se nourrir au cours de l’évolution.

Le plus grand oiseau (famille des Aepyornithidés) que le monde ait connu fut à Madagascar. Son extinction est plus ou moins récente. On arrive encore à trouver des coquilles d’oeuf dans le sable.

Maki

Fosa

Vanga écorcheur

Furcifer lateralis

Reptiles champions du nanisme, du gigantisme, du mimétisme

Madagascar possède le plus grand nombre de caméléons du monde  allant du plus petit (Brookesia micra, seulement 2 cm) au plus long (Furcifer oustaleti, jusqu’à 69 cm de longueur) et aux plus colorés (Furcifer lateralis, Furcifer pardalis etc.). Les géckos à queue plate (Uroplates) sont les champions du camouflage. Ils savent se poser aux endroits qui leurs ressemblent.

La tortue à éperon (Angonoka-Geochelone yiniphora) est parmi les plus rares et les plus menacées du monde.

Le plus grand et le plus dangereux des animaux locaux est le crocodile du Nil. Dans certaines régions comme à Antanavo dans le nord, il est vénéré et même nourri par les villageois.

La Grande Île abrite plus de 80 espèces de serpents. Ils ne sont pas venimeux et sont dépourvus de crochets (aglyphes).    

Faune sous pression et menacée

Le papillon comète (Argema mittrei) de Madagascar fait partie des grands papillons et est recherché par les collectionneurs. De temps en temps, la Douane appréhende des quantités de reptiles (tortues étoilées surtout), de petites grenouilles endémiques (Mantella dorés) et tant d’autres espèces protégées malmenées par des trafiquants de tout genre.

Madagascar s’engage à protéger l’environnement et est signataires de plusieurs accords internationaux et conventions sur la protection environnementales ( sur la Biodiversité, le Changement climatique, la Désertification, les Espèces menacées, les Déchets toxiques, le Droit de la mer, la conservation de la vie marine, l’Interdiction des essais nucléaires, la Protection des couches d’ozone, les Terres inondées).

  Comme les plantes, les animaux de Madagascar souffrent de la destruction de leur habitat, de l’exploitation illégale, de l’exportation illicite : insectes, batraciens, lémuriens, reptiles, corail noir etc.

Criquet de chien